La première, c’est que taxer plus le capital, c’est diminuer à terme la croissance.
La deuxième évidence, c’est que la solution la plus efficace pour créer de l’emploi, c’est la baisse des cotisations, pas un changement d’assiette. Toutes les simulations faites par les services de l’Etat sont claires : le gain à attendre d’un simple transfert des cotisations patronales d’une base vers une autre est limité pour l’emploi. En revanche, la baisse des charges permet de réduire fortement le taux de chômage.
La troisième évidence, c’est qu’une fiscalisation progressive des cotisations sociales est le prolongement logique de l’évolution des prestations maladie et famille. Les prestations maladie sont désormais universelles, et non plus réservées aux seuls salariés, ce qui justifie un financement lui aussi universel, par la solidarité nationale.
La quatrième évidence, enfin, c’est que la vraie priorité de la protection sociale est la maîtrise des dépenses. Dès lors que la variable essentielle est le niveau des cotisations, il faut tout faire pour que les dépenses de protection sociale n’augmentent pas plus que les recettes.
Il s’agit là d’un débat majeur. Et surtout ne créons pas de nouvelles complexités pour les entreprises.
Pierre BRUNEL Président
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